D'où viens-tu, Dong-Dong Ju ?

Non, ça ne rime pas, il faut prononcer "jou"...

Il s'agit d'une boisson traditionnelle coréenne, devenue plutôt rare là-bas, car comme c'est un produit frais, elle coûte cher. On peut en trouver au rayon frais dans les magasins alimentaires, mais cela ne peut jamais rivaliser avec celui des restaurants du quartier culturo-touristique d'Insa-Dong à Séoul. Les coréens gourmets font des kilomètres et paient cher pour en déguster, et les coréens qui cherchent seulement à se saouler se contentent du Soju, infâme distillat de patate douce qui rappelle une mauvaise vodka diluée, vaguement édulcorée.

Le Dong-Dong Ju résulte, lui, de la fermentation lactique du riz, dégradé par les enzymes du malt de blé. Dans les temps anciens de la Corée agricole, dans laquelle tout honnête paysan mangeait son bol de riz à chaque repas (remarquez que ça n'a guère changé), les restes de riz cuit accumulés dans une jarre produisaient le précieux breuvage.

Ingrédients